Editorial

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Lancement de Critik-Art
XX/XX/2008

Un nouveau venu dans la blogosphère. C’est toujours une sensation étrange de débarquer avec un site. L’idée de celui-ci m’est venue en écoutant les nombreux morceaux d’artistes que l’on peut écouter sur Dailymotion, Myspace, ou Youtube. Ensuite, j’ai écouté ma radio, et j’ai poussé un long soupir.

La vieille question que tout le monde se pose. Pourquoi y’a t-il autant de talents en France et autant de merde à la radio ? Est-ce parce que les producteurs sont frileux ? Ou parce que selon-eux, le français moyen préfère se taper du Lara Fabian qu’un bon morceau bien composé ?

A l’heure où le climat du piratage est à son angoisse maximum, où les majors redoublent d’idées pour enrayer le fléau, où les artistes montent au créneau pour dire que c’est “pabien”, où pro-piratage et anti-piratage se font la guerre… Y’a de la vraie bonne musique sur internet. Libre, elle. Les mecs qui la font ne gagnent pas de sous, ne demandent rien, juste qu’on les écoutes un peu, et puis, pourquoi pas, qu’un jour ils arrivent à en vivre.

En attendant, il nous incombe un rôle, à nous, internautes. Celui de montrer que, non, Internet ne tue pas la musique, elle l’aide. Enfin, il est permis d’entendre de la musique de tous les milieux, tous les genres, de la musique qui n’intéresse pas les producteurs, sans décoller le cul de son fauteuil. Bien sûr, la musique indépendante à toujours existé, et heureusement. Mais, maintenant, elle est disponible à tous. Pas besoin d’avoir de l’argent pour enregistrer un disque dans son garage, pour ensuite le presser, le distribuer. Internet s’en charge. C’est beau la technologie, parfois.

Nous n’avons plus d’excuses, pour une fois, les producteurs ne nous dicterons pas quoi entendre. Alors, Critik-Art est là, plus ou moins humblement, pour ouvrir sa gueule et critiquer les artistes du web. Parce qu’il y’a toujours eu des enfoirés de critiques là où il y’avait de l’art. Pourquoi ne pourrait-on pas faire la même chose sur ce terrain de jeu qu’est l’Internet ?

Sean Pourroy, alias Sidh.